Le nombre de combinaisons et de variations des jeux d'essai peut être sans fin. En général, un jeu d'essai vraiment exhaustif est rarement réalisé. Certaines techniques permettent de rétrécir ce spectre. Bien que les techniques de qualification aient fait l'objet de nombreuses documentations, très peu d'ingénieurs de recette utilisent une technique de test structurée.
Voici quelques points à retenir sur certaines techniques de recette :
L'analyse fonctionnelle implique aussi l'analyse du comportement du système en fonction des pré requis fonctionnels et la génération d'une procédure de tests ou plus par fonction système. Une fois que les tests fonctionnels ont été définis et que les nombreux circuits de tests à travers l'application ont été définis, d'autres techniques doivent être appliquées pour réduire les entrées des étapes fonctionnelles devant être exécutées pendant la recette
Le partitionnement par équivalence identifie les séries de données d'entrée et de conditions initiales censées produire le même résultat. Cette méthode relate les aspects communs et les variations parmi les différentes situations que peut rencontrer un système. La méthode permet donc de tester un seul cas par groupe d'équivalence identifié. Considérons l'exemple suivant, qui démontre l'équivalence appliquée aux bornes : Un champ mot de passe permet huit caractères maximum. Il est évident que dans la classe d'équivalence à créer " mots de passe de plus de huit caractères ", tous les résultats seront identiques.
L'analyse des circuits est utilisée pour tester les circuits internes, la structure et les relations du produit. Elle peut être appliquée à deux niveaux. Un niveau est basé sur le code, ou recette boîte blanche, et s'utilise durant les tests unitaires. Un deuxième niveau est le niveau fonctionnel ou recette boîte noire. Ce niveau est utilisé par les testeurs système et les utilisateurs contrôleurs de la recette. Le code source n'est pas nécessaire à ce niveau.
L'analyse des valeurs limites peut être complémentaire de l'analyse des circuits. Aussi appelée recette négative, une variation de la méthode des valeurs limites, vérifie que les processus de iltre des données invalides fonctionnent correctement. La détermination des valeurs limites fait partie de la recette, puisque c'est autour de ces valeurs que l'on repère le plus d'erreurs. On répertorie trois sortes de valeurs : bonnes, mauvaises et limites. Sur une saisie de champ numérique, par exemple, on peut se demander : Est-ce que le champ accepte uniquement les valeurs numériques, comme spécifié, ou accepte t il aussi les valeurs alphabétiques ? Qu'arrive t il si une valeur alphabétique est entrée ? Est-ce que le système les accepte ? Si oui, le système émet-il un message d'erreur ? Qu'arrive t il si le champ en entrée accepte des caractères réservés par une application ou une technologie particulière (par exemple le " & " dans les applications Web) ? Est que l'application se crashe dans ce cas ?
Le système ne doit pas permettre les valeurs hors limites ou tout au moins informer l'utilisateur par un message d'erreur approprié.
Les tableaux orthogonaux permettent la couverture de recette maximum avec un minimum de procédures de test. Cette méthode est intéressante lorsque le volume de données en entrée peut être très important. Il consiste à privilégier, dans le cas de paramètres pouvant prendre un nombre fini de valeurs, les combinaisons de paires de paramètres, réduisant ainsi le nombre de cas.
L'élaboration du jeu d'essai peut être très complexe lorsqu'il existe de nombreuses relations entre les valeurs. Il n'est aussi souvent pas possible et (ou) trop coûteux de tester toutes les combinaisons retenues. Il est alors intéressant de combiner la méthode des valeurs limite et (ou) la méthode du partitionnement à la présente méthode pour réduire encore le nombre de cas de tests.


